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jeudi 19 avril 2018

LE RITUEL DU VIN DE PALME DANS LA CEREMONIE TRADITIONNELLE DE LA DEMANDE EN MARIAGE CHEZ LES BASSA


Le vin de palme est une boisson qui arrose tous les grands événements de la vie en société chez les Bassa. Pour les cérémonies de demande en mariage, le vin de palme n’est pas un simple rafraichissement ; au fait, c’est le vin de palme qui scelle les fiançailles entre deux prétendants.
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Rappelons que, dans les costumes Bassa, c’est le jour de la demande en mariage, que la famille génitrice de la fille, (son père, ses oncles et cousins), découvre le jeune prétendant. Dans nos traditions, le mariage est préalablement négocié dans la cuisine. Au fait c’est la maman qui rencontre son futur gendre en premier. Les négociations du mariage ne sont portées à la connaissance du papa que, quand la maman estime que le jeune prétendant est digne de prendre sa fille pour épouse.
Le jour de la cérémonie de la demande en mariage, le porte-parole de la famille du jeune prétendant, après avoir décliné sa généalogie, donne l’objet de sa visite en dévoilant l’identité de la fille l’objet de leur convoitise. La maman est autorisée alors à inviter sa fille ; celle-ci prend place juste aux côtés de sa maman.
Prenant la parole, le chef de famille de la jeune fille, après avoir remercié ses hôtes, fait verser un verre du vin de palme, apporté par les visiteurs, « mbôndô maog ».
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Le verre rempli du vin est alors donné à la jeune fille avec les recommandations suivantes :
Ma fille, goûte de ce vin,
Ensuite remets ce verre à la personne que tu aimes le plus dans cette assemblée,
Après que ton bien aimé aura goûté, tu donneras ce verre à ta maman qui se chargera de le vider.
La jeune femme, après avoir bu, se dirige alors vers son prétendant et lui tend le verre, en ce moment les femmes présentes poussent des youyous et chantent avec allégresse.
« ON DIT ALORS QUE LA FILLE A ACCEPTE LA DEMANDE EN MARIAGE »
Après que le prétendant a goûté, la jeune fille récupère le verre et se dirige vers sa maman à qui elle remet le verre et le reste de son contenu, la maman va alors vider son contenu, en ce moment les youyous et les chants redoublent d’ardeur ;
« ON DIT ALORS QUE LA MAMAN A ACCORDE LA MAIN DE SA FILLE A SON PRETENDANT ».
Les causeries entre les deux familles peuvent alors s’engager
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NOUS RETENONS DONC QUE CHEZ LES BASSA :
 C’est la mère qui accorde la main de sa fille et non son père
 La négociation du mariage est une affaire de la maman à la cuisine
 C’est le vin de palme qui scelle les fiançailles et non des cadeaux ni la bague
 Si la fille refuse de donner le vin de palme au prétendant, on dit « qu’elle a refusé le mariage ».

mardi 4 juillet 2017

HABITAT TRADITIONNEL BASSA


TECHNOLOGIE DE L'HABITAT TRADITIONNEL CHEZ LES BASSA
 Conçu sans l’apport de grands architectes diplômés, l’habitat Bassa est considéré comme primitif. Ajouté à cela, l’utilisation des matériaux peu résistants, et pourtant moins couteux et abondants, les
contemporains ont trouvé autant de prétextes pour tourner le dos à notre style de logement au profit des constructions importées.

 ET C’EST UN AUTRE PAN DE NOTRE CULTURE QUI A ETE ENSEVELI DANS LE CIMETIÈRE DU MODERNISME ET DE LA COPIE DU MODÈLE IMPORTE

Mais les Bassa maîtrisaient la technologie de l’habitat. Les maisons Bassa étaient de forme rectangulaire avec une toiture en deux pentes, faite en nattes de raphia. Leurs matériaux étaient 100% empruntés dans la nature, ce qui conférait à ces habitats, toutes les qualités écologiques nécessaires à une vie humaine saine.

PEUT-ETRE MOINS CONFORTABLE, MAIS NOTRE DEVOIR DEVAIT CONSISTER A AMÉLIORER NOTRE LOGEMENT.

L’une des preuves que nous avons pour démontrer que les Bassa maîtrisaient la technologie de l’habitation est que le vocabulaire bassa nomme chaque partie de la maison par un nom approprié sans emprunt aucun.
en dehors de :
-          Winda qui veut dire fenêtre qui vient de l’anglais
-          Falanda qui veut dire séjour 

dimanche 2 juillet 2017

LES INTERDITS DE FUTURE MAMAN DANS LA TRADITION BASSA

VOICI QUELQUES INTERDITS QUE LES FEMMES BASSA DEVAIENT OBSERVER AVANT ET PENDANT LA GROSSESSE 

Certains interdits dans la tradition Bassa, bien que non prouvés scientifiquement, avaient pour objectif de protéger la maternité. Il s’agissait des règles d’hygiène de vie. Certaines maladies, aujourd’hui considérées comme congénitales, étaient attribuées au non observance de ces règles. 

Ainsi par exemple:

·         Il était déconseillé à une jeune femme de s’asseoir sur une pierre ou sur un rocher, de peur que ses durées de travail lors des accouchements ne fussent longues et pénibles.
·         Il était interdit à une femme de s’asseoir au seuil de la porte de peur que son enfant reste bloqué au moment de l’accouchement
·         Il est déconseillé à une femme qi attend un bébé, de se faire les tresses avec du fil à tresser, de peur que son enfant naisse avec le cordon enroulé autour de son cou
·         Il est interdit à une femme d’avoir les relations sexuelles sur un rocher, de peur de voir ses chances d’être maman diminuer
·         Il est déconseillé à la femme qui attend un bébé de manger la viande des animaux à sabots de peur que son enfant ne naisse avec le bec du lièvre
·         Il est déconseillé à une femme enceinte de lorgner dans une bouteille ou un bocal de peur que son enfant ne naisse avec des yeux à facette
·         Il est déconseillé à la femme de manger la viande du corbeau de peur qu’elle ne saigne abondamment au moment de l’accouchement 

samedi 17 juin 2017

LA COUTUME DE L’INTEGRATION DE LA NOUVELLEMENT MARIEE CHEZ LES FEMMES BASSA

BASÔG LO OU LES DERNIÈREMENT ARRIVÉES

La fille qui a quitté ses parents et son village pour se marier, doit pouvoir s’intégrer dans un milieu qui lui est inconnu. Elle ignore tout de sa nouvelle famille d’adoption. Pour son initiation, elle doit pouvoir compter sur les autres femmes qui l’ont précéder. Son intégration engendrait des devoirs envers celles qui sont arrivées avant elle, mais aussi des droits.

PAIEMENT DES DROITS D’AINESSE

 (ORDRE D’ARRIVEE DANS LA FAMILLE)

Les épouses de la famille, voire de la communauté les plus anciennement arrivées, avaient des droits que les « nouvellement arrivées » devaient scrupuleusement observer. L’âge ici ne comptait pas : ainsi une femme de soixante ans qui venait d’entrer dans la famille était considérée comme une jeunette pendant que la femme de vingt-quatre ans, dans ce cas précis, était considérée comme une ancienne. Chez les femmes Bassa l’ordre d’arrivée était sacré.
La première venue avait droit au respect, à l’obéissance. La nouvelle venue lui devait fidélité et soumission. Ceci se traduisait par des actes d’allégeance simples mais d’une importance coutumière non négligeable. Ainsi quand deux femmes devaient cheminer ensemble, la « nouvellement venue », quel que soit son âge, était tenue de porter le panier de la « premièrement venue ». Certaines tâches telles que : casser la kola, partager la nourriture… étaient réservées aux « Basog lo »
« Les anciennement arrivées » étaient servies en priorité et devaient s’assoir avant les « dernièrement arrivées ». Ne pas s’élever ou céder sa place à l’entrée d’une ancienne (nyôgôl) était considéré comme un crime réprimé par une amande.

LE RITUEL DE « MANGER LA KOLA »

Une nouvellement arrivée, quel que soit son âge, n’était pas autorisée à manger la kola sans l’autorisation de sa belle mère, ou de la première épouse de son mari, ou simplement l’autorisation de l’épouse la plus ancienne dans la famille. Une nouvelle venue qui était surprise à manger la kola sans l’accord préalable de l’une de ces personnes s’exposait à une très grosse amande. Et pourtant partager la kola avec ses coépouses  était une étape importante dans l’intégration de la nouvelle venue.
Pour avoir la permission de partager la kola avec ses belles mères et coépouses, rien de très simple. Il suffisait à la nouvelle mariée, nsôg lo (arrivée en dernier lieu) de se procurer d’une poignée de kola qu’elle devait offrir à l’une des femmes qui l’ont précédée dans la famille « nyôgôl wé » (sa belle-mère ou sa coépouse). Celle-ci avait alors le devoir : de prélever un quartier de kola qu’elle donnait à la nouvelle venue, et de partager le reste des kolas aux épouses de la famille. Après quoi la nouvelle venue avait le droit d’acheter, de fractionner, de partager, de recevoir, de donner la kola avec ses belles mères et coépouses de toute la communauté. Par ailleurs elle obtenait le droit de recevoir les kolas d’une autre épouse de la famille arrivée après elle.

Elle était l’objet de nombreuses tentations aussi longtemps qu’elle n’aura pas acheté la kola. Ses coépouses et ses belles mères lui donnaient alors la kola sachant qu’elle n’avait pas le droit si par oubli, elle acceptait, toutes les femmes de la famille entraient alors dans une espèce de grève, elle refusait de manger la kola,  jusqu’à ce qu’elle paie l’amande  

LES DEVOIRS DES ANCIENNES ENVERS LES NOUVELLES

A son arrivée, la nouvelle venue bénéficiait de l’encadrement, de l’intégration, de l’initialisation de celles qui l’ont précédée dans la communauté. Celles-ci lui servaient de guide, de boussole. Ses premières semences lui étaient gracieusement offertes. Des jeunes chevreaux, des jeunes poulettes lui étaient données dans un système tel que, sans en être vraiment la propriétaire au départ, elle devenait gardienne de ces bêtes et plus tard, en recevait alors, une ou plusieurs à chaque mise bas ou à chaque couvée ce qui lui permettait de devenir propriétaire  les Bassa appellent ce système de faire de quelqu’un un future propriétaire « LISÔÔ.

POUR UNE DERNIEREMENT ARRIVEE, LA PRIERE ETAIT QU’UNE AUTRE ARRIVE RAPIDEMENT DERRIERE ELLE DANS LA FAMILLE. 

samedi 10 juin 2017

samedi 3 juin 2017

POURQUOI LA VIANDE DU RAT EST INTERDITE DE CONSOMMATION AUX FEMMES BASSA






Dans les coutumes Bassa, certaines viandes sont interdites à la consommation des femmes spécialement lorsque celles-ci n’ont pas encore atteint la ménopause. De génération en génération, cette tradition a été scrupuleusement respectée, jusqu’à nos jours. Problèmes, les générations actuelles ignorent pourquoi nos parents ont interdit la consommation de certaines viandes à leurs filles. Nos règles n’ayant pas été écrites, nous nous limitons de nos jours à faire des conjectures, des suppositions fausses les unes aux autres. Certaines de nos femmes, « les têtes brûlées », de leur propre chef, ont décidé de lever ces interdictions, quand ce ne sont pas leurs maris qui ont fini par se convaincre que, c’est par égoïsme que nos ancêtres ont interdit les viandes les plus succulentes.
Il n’en est vraiment rien car notre société ancestrale était réputée pour son sens de partage. Les Bassa n’aimaient pas manger seuls. C’est ce qui explique sans doute l’étendue de nos familles. Les familles bassa étaient les plus larges, et seuls ceux qui aiment partager peuvent faire des familles aussi nombreuses.
 Je m’intéresse ici au cas de l’interdit sur la consommation de la viande du rat

POUR QUELLE RAISON LES FEMMES BASSA NE DOIVENT CONSOMMER LA VIANDE DU RAT ?

Observer l’image de la tombe ci-dessus : Cette tombe abrite en son sein, une colonie de rats. Le rat est un animal qui vit sous terre, et il est un sacré bon creuseur.
Du temps de nos grands-parents, les tombes n’avaient pas de dalles et l’on ignorait le cercueil qui est un phénomène nouveau. Le rat avait par conséquent donc toute la possibilité d’accéder aux corps déposés dans les tombes. En plus d’être creuseur le rat, c’est connu, s’emparait (et continue à s’en emparer) des ossements humains et les entreposait dans sa « cage » ; il n’hésitait d’ailleurs pas à s’en servir comme barrière.
Or il est connu que les bassa ont une peur viscérale des ossements humains. Chez les Bassa, seuls certains initiés ont le pouvoir d’en manipuler et les femmes ne doivent jamais s’en approcher. C’est donc pour protéger nos mères et sœurs que nos grands-parents les interdisaient la viande du rat. Dans ma jeunesse, quand on préparait la viande du j’étais le goûteur avant que la plat ne soit servi.

SAVIEZ-VOUS QUE LA VIANDE DU RAT EST INTERDITE DE CONSOMMATION AUX HOMMES ?


Chez les Bassa, un futur père ne peut consommer le rat. De peur de contaminer le futur bébé qui pourrait être de sexe féminin. Dans le village quand on voyait un homme refuser d’en consommer, les uns et les autres commençaient à supputer sur « l’Etat de santé » de son épouse.




mercredi 31 mai 2017

QUELQUES PETITS NOMS D'AMOUR QUE LES BASSA DONNAIENT A LEURS AMOURS

MÔY MA NGWEHA


Les Bassa ont connu et vécu des grandes histoires, à en juger par des surnoms qu'ils donnaient à leurs biens aimés, on peut en déduire que les Bassa étaient des grands romantiques. 

lundi 29 mai 2017

LE CHOIX DE LA FIANCÉE DANS LES COUTUMES BASSA


LIKUN NGOND OU CHOISIR UNE FIANCÉE AVANT MÊME SA NAISSANCE 

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Tous les parents souhaitent voir leurs enfants réussir dans la vie ; ou tout au moins devenir adultes. Cela se mesure par la qualité des soins, de l’éducation qu’on les inculque et aussi par la qualité des legs à eux faits. Chez les Bassa, un bon père entre autres legs, avait le devoir de marier son fils : de lui choisir une épouse et de verser sa dot. Les bassa appellent cette action de choisir une épouse pour son fils et de verser sa dot : « LIUGUH (lire liougousse) »
LIHUGUH
C’est un vocable de la langue Bassaa qui vient du mot « LIÔK », qui voudrait dire avoir les relations sexuelles avec une femme. Chez les Bassa, L’achèvement de l’encadrement d’un fils, quand on voulait faire de lui un homme adulte, était de lui offrir la possibilité d’avoir ses premiers rapports sexuels. Mais des rapports protégés dans un mariage. Un père qui n’offrait pas une épouse à son fils avait failli à son devoir de père et n’avait donc pas contribué à la continuité de sa famille ; car chez les Bassa, le mariage était considéré comme le socle de la famille et de l’élargissement de la communauté. Voilà pourquoi le mariage avait une importance capitale.  Le devoir de trouver une femme et de la doter pour son fils, pouvait s’élargir : ainsi, l’aîné d’une famille avait le devoir de marier son frère cadet en l’absence de son père. Etre marié par son père était un droit pour le fils. Quand un père venait à faillir à Ce devoir, il pouvait être sûr qu’il aura à payer une amende très lourde à la communauté.

LE CHOIX DE LA PREMIÈRE ÉPOUSE

Chez les Bassa, C'étaient généralement les parents qui choisissaient une fiancée pour leur fils. Pour les parents c’était un devoir alors que pour le fils, c’était un cadeau dû par ses parents. Quand bien même le fils par son propre choix devait par la suite prendre une ou plusieurs autres femmes, la première épouse devait être le choix des parents.

-          LES CRITÈRES DU CHOIX

Chez les Bassa les critères de choix pour une bonne épouse sont entre autre :

Ø  LES CRITÈRES LIES A SA FAMILLE : Une bonne future épouse doit avoir grandi notamment, auprès d’une mère: bonne épouse, bonne mère, aimante, obéissante travailleuse, accueillante, charitable et surtout fidèle à son mari.

Ø  LES CRITÈRES LIES A LA PERSONNALITÉ DE LA FUTURE ÉPOUSE : les Bassa cherchaient d’abord une femme qui avait les aptitudes de procréer. La stérilité de la femme était un défaut qui n’était pas tolérée. Aussi une femme qui ne pouvait pas donner naissance était exclue de la sélection (si cela était connu avant le mariage). Ensuite, la future épouse devrait  pouvoir justifier les mêmes qualités de bonne épouse que sa maman

Ø  LES CRITÈRES LIES AUX COMPLICATIONS RITUELLES : une femme ayant le LIKAGI était exclue

Ø  LES CRITÈRES LIES AU PHYSIQUE : les Basa reléguaient la beauté physique de la femme au dernier rang. Il faut reconnaître que les filles Bassa sont indéniablement belles toutefois, un Bassa, choisirait d’abord, dix fois plutôt qu’une, une épouse qui lui fait des enfants, une épouse travailleuse, bonne épouse plutôt qu’une miss de beauté fainéante, stérile et frivole…

QUI POUVAIT CHOISIR UNE FIANCÉE

La plupart des choix des fiancées était faite par procuration ou par recommandation : un parent lointain était chargé de trouver la perle rare. Les Bassa croyaient fermement en cette façon de choisir une épouse. Car une inconnue qui vit loin de nous, nous cacherait certainement quelques ordures sous son lit. D’où l’expression Bassa qui dit : 
« u bii ngond ni libéé li ndjam i mbus, wèè mut woñ lihaa a bag bé nye bebel »

AUTREMENT DIT : « s’il vous arrivait de prendre une fille pour épouse, et que celle-ci présente quelques défauts physiques ou moraux, sans nul doute que dans son entourage, avant votre mariage, ne vivait aucun de vos parents »

« LIKUN NGOND »


Il arrivait qu’avant même qu’une fille ne naisse, qu’elle soit choisie comme future épouse d’un garçon vivant ou attendu dans une autre famille, cette façon de choisir une fiancée chez les Bassa s’appelaient « LIKUN NGOND »

COMMENT CA SE PASSAIT?

il suffisait pour un homme qui rencontrait un femme enceinte de déclarer solennellement devant son mari: 

" de cette grossesse s'il naissait une fille, celle-ci sera l’épouse de mon fils"

vendredi 26 mai 2017

LES SAISONS DE PLUIES EN LANGUE BASA’A


Résultat de recherche d'images pour "tempête"Demandez à une fillette du cours moyen de vous donnez le noms des quatre saisons dans une année. elle vous les citera haut la main. On alors l’impression que le Blanc nous a apporté le savoir.

ET POURTANT,

les Basa'a maîtrisaient les saisons des pluies (et même toutes les saisons), qui leurs permettaient d'organiser leurs agendas. les basa'a savaient, avant l'arrivée des Blancs, précisément à quelle période de l'année démarrer telle ou telle activité, sans calendrier, seulement en se repérant sur le temps qu'il faisait, aux saisons.


VOICI LES DIFFÉRENTS NOMS DES PLUIES EN LANGUE BASA'A


1.       MI-JANVIER = NSAS MATJEL MA KEMBEL (Pendant les fêtes de fin d’année, chaque famille abattait un animal pour célébrer l’événement ; les premières pluies de janvier étaient supposées laver le sang versé par ces bêtes)

2.       EN JUIN = HILONDE OU HIYÔN (fine pluie intervenant généralement au mois de juin


3.       EN SEPTEMBRE = DIPOS (pluie, accompagnée de tonnerre, interminable et intermittente, avec des périodes de répit pouvant atteindre les 10 minutes), c’est la période des champignons appelés « TJU », très prisés dans nos cuisines. Les Basa’a pensent que c’est le grondement du tonnerre qui favorise leur poussée. d'où le nom de « sôñ dipos »


4.       EN OCTOBRE = BIÔÔM (en Basa’a öm veut dire faire le bruit du genre d’un  moteur de voiture ; ÔÔM est une courte pluie d’une rare intensité qui dure à peine 15 minutes, qui commence et s’arrête brusquement, et vous laisse la sensation d’un ronflement de moteur, quand on est à proximité d’une forêt), d’où le nom attribué au mois d’octobre en langue : « sôñ biôôm »


5.       DJOMOL LI ǸAMB, se dit d’une pluie très fine tombant en gouttelettes pendant une assez longtemps, goutelettes qui font penser aux chamailleries d’un harem, d’où l’appellation. (Querelle des épouses d’un harem) 


6.       NǸUMB NOB : se dit d’une pluie qui intervient très tôt le matin, entre 06 heures et 08 heures, qui généralement ne laisse pas la possibilité aux gens de vaquer à leurs occupations. c'est pourtant une petite pluie qui rapprochait alors les membres d'une famille, les voisins, qui, n'ayant rien à faire, se retrouvaient, se réchauffaient au coin du feu à discuter de mille et une chose en attendant que la puie s'arrête
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jeudi 18 mai 2017

LE CÉRÉMONIAL DU MARIAGE TRADITIONNEL CHEZ LES BASA'A

 NDJALE LIBII


 (photo cérémonies traditionnelles du mariage SM ONLA YEBGA le 21/12/1988)

Dans la société traditionnelle Basa’a, pour donner leur fille en mariage, la famille organisait un cérémonial traditionnel qui consistait à purifier la jeune mariée, à unir le jeune couple par leur bénédictions dans le mariage,
Cette cérémonie se déroulait en trois étapes :
1- Les jeunes mariés prenaient place (assis à même le sol), au milieu de toute la famille réunie, et tous les membres de la famille prenaient la parole devant eux
- Le plus âgé de la famille (mañ u litén), prenant la parole en premier, invoquait les ancêtres et exhortait leurs esprits à parrainer et patronner les cérémonies. Ensuite, il enjoignait tous les membres de la famille à unir leurs volontés et surtout à dévoiler le moindre secret ou la plus petite raison qui aurait amené l’un d’entre eux à se fâcher contre leur fille.
Il était entendu que, quiconque viendrait à garder secret, un fait susceptible de nuire à l’épanouissement de la jeune femme dans sa vie de mère de famille, aura à subir le courroux des ancêtres.
- Ensuite le père biologique de la jeune fille devait déclarer solennellement donner sa fille en mariage
- Enfin tour à tour, chacun des membres de la famille, (homme ou femme) défilait devant le couple, déclarant solennellement n’avoir aucune moindre raison d’être fâché contre la jeune fille ou pardonnant une éventuelle incartade que celle-ci aurais commise.
2- A l’aide d’une noix de Kola, le chef de famille consultait les ancêtres pour s’assurer que la cérémonie du rituel a été un succès
3- Après s’être assuré de la réussite de la cérémonie, il aidait la jeune femme à s’élever, et l’après l’avoir bénie, il prenait sa main droite, il confiait alors solennellement la garde et la responsabilité de sa fille au plus âgé de la belle-famille. (Par ce geste solennel, le père de famille indiquait à sa fille que, si, éventuellement, survenait quelque problème dans le couple, c’est à ce monsieur (le chef de famille du marié) qu’elle (la jeune femme), devrait d’abord s’adresser, car celui-ci devenait de ce fait, son père dans sa nouvelle famille)
Dès lors, la jeune femme devenait coutumièrement membre de l’autre famille, ne gardant que les liens de sang avec sa famille biologique. Le cortège nuptial s’ébranlait alors, dans un concert des chants des cris de joie.
IL EST A NOTER QUE, DANS LA COUTUME BASA’A :
a. Le rituel traditionnel du mariage, ne pouvait pas se tenir avant le coucher des coqs (18 heures)
b. après le cérémonial traditionnel été achevé, le cortège nuptial s’ébranlait vers le village de la belle famille ; les jeunes mariés se devaient alors de marcher sans se retourner, jusqu’à ce que le cortège ait traversé un cours d’eau.

lundi 8 mai 2017

LE JEU DE NGAMA CHEZ LES BASA'A



PLUS QU'UN JEU, UNE MÉTHODE D'APPRENTISSAGE DE MATHÉMATIQUES 



 LE NGAMA est un jeu pour enfants et pour jeunes adolescents des deux sexes, mais plus spécialement pour les jeunes filles
LE BUT DU NGAMA
Le jeu de ngama est un jeu solitaire ou pouvant opposer deux joueurs. Le but du jeu est pour Chaque joueur de franchir sans faute, les six étapes qui constituent le processus. Un but « sép (qui voudrait dire saison)» est marqué lorsque le joueur a achevé le processus. Le joueur adverse ne peut entamer sa partie que si son adversaire a fait faute. 

PRINCIPE DU JEU


Le principe du jeu de ngama est le suivant : le joueur, par jet,  dispose les cailloux sur l’aire de jeu délimité par ses deux jambes, généralement sur un sol régulier. Et ensuite, il choisit un des sept cailloux et le lance en l’air à peu près à une hauteur de 50 centimètres, enfin, le rattrape après avoir prélevé, un ou plusieurs des six cailloux encore disponibles sur l’aire de jeu   



PROCESSUS DU JEU

 Le jeu de ngama est organisé en six étapes 
 . Étape une : le joueur doit lancer en l’air, six fois le septième caillou, le rattraper après avoir  ramassé à chaque fois, un des six cailloux encore sur le sol
 . Étape deux ; le joueur doit lancer en l’air, trois fois le septième caillou, le rattraper après avoir  ramassé, à chaque fois, deux des six cailloux encore sur le sol
 . Étape trois : le joueur doit lancer en l’air, deux fois le septième caillou, le rattraper après avoir  ramassé, à chaque fois, trois des six cailloux encore sur le sol
 . Étape quatre : le joueur doit lancer en l’air, deux fois le septième caillou, le rattraper après avoir  ramassé en une fois, quatre des six cailloux, ensuite, deux des six cailloux encore sur le sol (ou inversement)
 . Étape cinq : le joueur doit lancer en l’air, deux fois le septième caillou, le rattraper après avoir  ramassé en une fois, cinq des six cailloux, ensuite, un des six cailloux encore sur le sol (ou inversement)
  . Étape six : le joueur doit lancer en l’air, deux fois le septième caillou, le rattraper après avoir  ramassé en une fois, les six cailloux sans laisser un seul, ensuite, les redéposer et finalement les ramasser une deuxième fois 

RÈGLES 

Le jeu de ngama demande beaucoup de discipline et de concentration. La plus grande faute consiste à bouger, même involontairement un caillou. Il est aussi strictement interdit d’oublier un caillou lors d’un « ramasser » un joueur qui bouge un caillou pendent qu’il ramasse les autres ou qui en oublie, est suspendu momentanément  donnant la priorité à son adversaire de jouer



RETREINTE PÉDAGOGIQUE DU JEU DE NGAMA
Rappelons que, le jeu de ngama est un jeu pour enfants et adolescents dès l'âge de 5 ans c'est à dire à l'âge où ils apprennent à compter, à additionner et à faire la soustraction.
à chaque étape du jeu, le jeune joueur apprend, à l'aide de ses cailloux, à compter, à additionner, mais surtout à maîtriser toutes les combinaisons possibles pour trouver le nombre 6.
Un enfant qui joue au ngama, comprend aisément, plus tard, qu’on peut permuter les termes d’une addition sans modifier son total 



mardi 28 mars 2017

COMMENT GUÉRISSAIT-ON LE HOQUET CHEZ LES BASA’A?

En parcourant par hasard une revue de santé je suis tombé sur un article qui parlait du hoquet et j’ai réalisé d’après les explications scientifiques que la société ancestrale Basa’a, n’en était pas si éloignée
Voici ce que me disait la mère de ma mère à chaque fois que j’avais le hoquet :
- CAUSES : manque d’air
- Traitement : avaler 09 gorgées d’eau en prenant soin de les compter de 1 à 9 et à la neuvième gorgée prononcer la formule rituelle consacrée:
 « bôô hi lèlèg likaṅ »

« Le chiffre 9 est à la base de toute la science »
- Chez les Basa'a quand un malade avait un hoquet récalcitrant, ceci était un mauvais présage et le hoquet recevait un autre traitement plus approprié.

Ce n’est pas très génial me diriez-vous ? Mais même la science moderne n’a pas fait mieux quant aux causes et qu'à la thérapie de mal.


LE NIVEAU scientifique de nos ancêtres était très développé au point que seule l’absence des écrits de leur part ainsi que le désintérêt affichés par les générations de leurs descendances nous empêchent d’apprécier à sa juste valeur
L’image contient peut-être : texte

dimanche 5 mars 2017

NGO NLAMAL MANDENG: LA FEMME QUI VOULAIT DEVENIR MBOMBOG






CHEZ LES BASA'A LE TITRE DE MBOMBOG EST EXCLUSIVEMENT MASCULIN 



Cette histoire s’est déroulée il y a un peu plus d’un siècle. Malheureusement notre histoire est mal connue de nous. NGO NLAMAL MANDENG est sans aucun doute, la pionnière, parmi des femmes Basa’a, à revendiquer les droits de la femme, ou tout au moins, celle qui pour la toute première fois, s’est soulevée contre les injustices, la toute-puissance, la suprématie de l’homme sur la femme. NGO NLAMAL MANDENG était une femme de caractère, dotée d’un charisme inné, presque masculin. Elle était financièrement et matériellement puissante et estimait dans ces conditions pouvoir se rivaliser avec n’importe quel homme ; parce que d »après elle, outre ce qui pend entre ses jambes l’homme n’avait rien de plus qu’elle. D’ailleurs, comme certains de ses cousins, ce sont bien les hommes qui avaient quitté pères et mères pour venir s’unir à elle… Rien de différent entre elle et ces animaux à… C’est ainsi qu’il lui vint l’idée de se faire consacrer MBombog ;  Elle mit tout en œuvre et organisa une somptueuse fête. Le jour de la consécration arriva. Les populations se réunirent ; les patriarches allèrent en conclave. D’autres proposèrent lui donner le mbog à ses risques et périls. Nombreux, les plus conservateurs se demandaient ce qu’ils pouvaient bien faire dans cette galère. Après de longues tergiversations ils trouvèrent un terrain d’entente : « cette effrontée de Ngo NLAMAL MANDENG qui se croyait tout permis, qui au lieu de s’occuper de faire la cuisine et faire des enfants, osait penser être Mbombog, quel sacrilège ! Dans quel monde ? Eh bien elle ne le sera jamais. Mais ce sera à elle de tirer ses propres conclusions : il lui sera demandé de réunir : Un chien avec les cornes Un coq albinos… NGO NLAMAL MANDENG ? MALGRE SA PUISSANCE NE REUSSIT JAMAIS A REUNIR TOUT CECI.  Et jusqu’à ce jour, aucune autre femme n’a plus jamais cherché à se faire consacrer MBOMBOG. Au fait, jusque-là, parce que bientôt, sans aucun doute, on finira par compter les Mbombog femmes parmi nous ; car aujourd’hui, nos Mbombog sont prêts à tout,  POUR QUELQUES BILLETS

vendredi 24 février 2017

LIKWEE OU LA CIRCONCISION CHEZ LES BASA’A


(MBOMBOG SOM POM)
Le peuple basa’a est un peuple des circoncis. Les basa’a ont une longue tradition de la circoncision.
Chez les Basa’a la circoncision constituait la première épreuve initiatique d’un homme. C’était une épreuve d’endurance de virilité et de machisme ; car pour les Basa’a, dès l’âge de huit ans, le jeune garçon devait pouvoir se faire distinguer de la femme, entre autre, par son aptitude à supporter la douleur. Un homme qui crie sous l’effet de la douleur ou qui pleurniche était assimilable à une femmelette. Le jeune garçon devait donc être préparé psychologiquement et physiquement à faire face à cette épreuve qui devait le faire quitter de la catégorie « de femmes » pour le faire entrer dans la caste des « hommes ».
« Si tu pleures c’est que tu es une femme.
« Voudrais tu qu’on dise de toi que tu n’es qu’une femme ? » 
« Il faut savoir qu’un homme ne pleure »
« Si tu pleures, tu feras honte à ton père et à toute ta famille et les autres garçons diront que tu n’es qu’une fille et t’excluront de leurs milieux »
Il était important pour le jeune garçon, d’affronter la douleur sans crier


L’AGE DE LA CIRCONCISION

Le garçon pouvait facilement attendre 14 ans avant d’être présenté chez le technicien de la circoncision. Pour tout dire le candidat était déjà adolescent au moment où il devrait subir l’opération. La conséquence de cette longue attente était que certains garçons, par peur justement de la douleur, s’échappaient de leurs domiciles et partaient pour toujours afin d’éviter cette épreuve. On a vu des hommes mourir "incirconcis" (NSUDE), CHEZ LES BASA’A, C’ETAIT LE SUMMUM DU RIDICULE. Et quand votre entourage découvrait que vous étiez incirconcis, vous étiez alors la risée de toute la localité les femmes allaient même jusqu’à composer des rengaine de moquerie contre vous. A vrai dire il était préférable d’être esclave, plutôt d’être incirconcis dans un village. Dans certains villages, des quadragénaires ou même encore les plus âgés étaient conduits manu militari à la circoncision

LES TECHNIQUES DE CIRCONCISION CHEZ LES BASA’A

Les techniques de circoncision ont évolué chez les Basa’a, d’une génération à une autre. Dans tous les cas, la circoncision était pratiquée sans anesthésie. Les basa’a considèrent l’anesthésie comme favorisant l’impuissance ou génère, à plus ou môns long terme, des problèmes d’érectilité. Entre autre, la faiblesse sexuelles chez les hommes. Pour une bonne virilité la circoncision devait se pratiquer sans anesthésie.

LA CIRCONCISION SUR LA TOITURE : les circoncisions des Basa’a des générations d’avant la dernière moitié du 20ème siècle étaient pratiquées sur la toiture, au-dessus des cases d’habitation le technicien des circoncisions s’installait sur une toiture, où les candidats à l’opération devaient le rejoindre et redescendaient quand l’opération était achevée.
LA CIRCONCISION AU DESSUS D’UNE PIERRE : de plus en plus, à partir des années 40, la circoncision était pratiquée sur une pierre que le candidat devait utiliser comme siège pendant l’ablation

COMMENT SE DÉROULAIT LA CIRCONCISION CHEZ LES BASS’A ?

 Le candidat s’asseyait sur la prière en maintenant son entrejambe ouvert face au technicien. Le papa de l’enfant, ou un autre membre de sa famille, ou même seulement un assistant, prenait place derrière le jeune garçon et le maintenait solidement appuyé sur sa poitrine.  L’une des caractéristiques d’un technicien des circoncisions, était que l’ongle de son pouce gauche devait être long d’au moins cinq centimètres.
Alors, d’un geste ferme, le technicien, de sa main gauche, entre son pouce et son index, son ongle maintenant fermement le prépuce du pénis, et à l’aide de sa main droite, qui tenait un canif tranchant,  d’un geste vif empreint d’expérience, il procédait à l’ablation du prépuce, dénudant du même coup le gland du pénis.

PANSEMENT ET CICATRISATION

Le premier défi était d’arrêter l’hémorragie ; pour ce faire, l’on induisait la plaie de la terre rouge pétrie. Et, à l’aide d’une feuille de  « hibank » (une espèce de plante épineuse de la forme d’un roseau), on fabriquait une espèce d’entonnoir (voir image), dans lequel on introduisait le pénis du nouveau circoncis en guise de pansement, pansement qu’on maintenait à l’aide d’une corde nouée autour de la taille du malade. Dès le deuxième jour, le jeune garçon devait perpétuellement, passer sa blessure sous la chaleur et la fumée d’un tison, jusqu’à la cicatrisation.

RITUELS LIES A LA CIRCONCISION

Nous reprécisons que la circoncision chez les Basa’a avait un caractère initiatique. Aussi, le jeune initié était-il être entouré d’un certain nombre d’attentions d’une part, et recevait d’autre part, de nombreux cadeaux de ses parents.   
LE BANC DU NOUVEAU CIRCONCIS : du retour de la circoncision, le jeune initié recevait un banc qu’il devait utiliser sans partage, durant sa période de convalescence. Dans la maison, aucune autre personne ne devait s’en servir. Afin d’éviter qu’un visiteur ne s’en serve accidentellement, à chaque fois que le jeune garçon, était tenu, à chaque fois qu’il devait s’élever, le cacher sous un lit.
LE COQ DE LA CIRCONCISION (« KOP LIKWEE) : le jeune garçon recevait de sa maman, un coq comme cadeau. Mais ce coq avait une signification particulière : ce présent, représentait la reconnaissance de la maman que son petit garçon était désormais devenu un homme. Le coq était donc son tout premier repas en tant que mâle car la prochaine étape pour son affirmation en tant due homme était de se marier.  Le coq était également la bénédiction de la maman qui par ce geste, ouvrait une longue route de bons repas pour son fils. Une femme satisfaite est une femme attentionnée. 

mercredi 22 février 2017

I MBUMA: BAIN TRADITIONNEL DE VAPEUR MÉDICALISEE

traitement efficace contre la fièvre et le paludisme, nettoie la peau des impuretés


Image associée



COMPOSITION:
- mbabi djôm
- nwandi tolè tjai di nwandi
- tjai di ben baèmb
- mbabi kôgmot


PRÉPARATION:
Dans une marmite pouvant contenir environ 40 litres
- mélanger écorces et feuilles sans les écraser au préalable,
- ajouter 35 litres d'eau
- marmite hermétiquement fermée, faire bouillir à grand feu pendant 45 - 60 minutes (de préférence sur un feu de bois), de manière à obtenir une rougeâtre.

MODE D’EMPLOI
- Faire passoire le malade sur un banc d'environ 20 cm de hauteur,
- placer la marmite bouillante venant directement du feu, sans l'ouvrir 
- couvrir hermétiquement le malade de la tête aux pieds
- le malade peut alors découvrir la marmite
- rester sous la couverture pendant environ un quart d'heure
- reprendre une fois ou deux maximum 

PRÉCAUTIONS
- Eviter un usage prolongé ou régulier (la vapeur chaude dit-on, diminue le taux des globules rouges) 
 - Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou chez les enfants de moins de 5 ans



ACTION:
La peau sous l'effet de la chaleur humide de la vapeur, libère ses impuretés. Grâce à la transpiration, les pores se dilatent et se débarrassent des toxines qui s'y accumulent – particules de pollution, nicotine, résidus de maquillage, détruit les vecteurs du paludisme.